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Et un grand merci à nos fidèles lecteurs !
Folle Latitude
Des nouvelles fraichement tondues de Juliette et Guillaume
lundi 23 mars 2015
jeudi 19 mars 2015
Brisbane Paradise
Pas pressés de rentrer dans la grisaille de l'hémisphère Nord, nous nous offrons un dernier arrêt en Australie, pour attendre le printemps au chaud.
Brisbane, comme sa "voisine" Sydney (à 1000 km), est une ville agréable et très animée.
L'immense parc de South Bank, à 10min à pied du centre-ville, offre aux habitants, une plage grandeur nature, gratuite et ouverte toute l'année. Paris-plage peut aller se rhabiller !
Juliette ne peut résiter à la visite du centre de conservation des koalas. Il y en a des dizaines dans le parc et on peut les approcher de très près. Ils sont bien trop occupés à manger ou à dormir pour se soucier des visiteurs.
Le parc accueille aussi beaucoup d'autres animaux australiens comme le petit wombat ci-dessous,
une grande colonie de kangourous (plus vraiment sauvages),
des oiseaux, des dingos, des ornithorynques...
Brisbane est aussi la porte d'entrée de la Gold Coast. A peine 45 min de voiture suffisent pour rejoindre les gratte-ciel de Surfers Paradise.
En descendant la Pacific Highway le long des 70 km de plage, on rejoint la fameuse Byron Bay. Plus chaleureuse et moins asceptisée, la petite ville est le vrai paradis des surfeurs.
mercredi 18 mars 2015
Un petit detour©
A notre arrivée à l'aéroport de Tahiti, nous avons eu droit au comité d'accueil chantant, dansant et fleuri, dans les règles de l'art.
Guillaume défie les squals geants, malgré une coupure sanguinolante au pouce de pied qui pourrait éveiller leur instinct de chasseur. Quel courage !
Nos hôtes nous ont concoctés un programme chargé, digne d'une agence de voyage !
Une première journée d'acclimation en douceur pour se remettre du décalage horaire de 24h ... :)
Dès le lendemain, nous embarquons sur le ferry direction Moorea, juste en face de Tahiti. La vue sur le lagon est splendide, avec les fameux bungalows sur pilotis des catalogues de voyages de noces.
Les vahines se reposent souvent sous les cocotiers. Attention aux chutes de noix de coco !
Après une bonne sieste sur la plage, nous partons en expédition sur une mer agitée ...
Les soeurs Bastek en kayak: beaucoup plus douées pour poser que pour pagayer droit... Heuresement que le moniteur est là pour les surveiller.
Nous atteignons finalement, après quelques détours, la bouée verte, point de rendez-vous des raies et des requins pointes-noires. Tout le monde à l'eau !
Guillaume défie les squals geants, malgré une coupure sanguinolante au pouce de pied qui pourrait éveiller leur instinct de chasseur. Quel courage !
A Moorea, on ne meure pas de faim, Margaux nous fait decouvrir ses adresses préferées
Poissons crus au lait de coco, pain coco, thon, légumes étranges, loukoums locaux à la banane et jus de fruit frais.
Ananas sur la route des ananas
Cocktails au bar de l'Intercontinental
Nous partons ensuite pour deux jours sur la presqu'île de Tahiti.
La route s'arrète à Teahupoo. Nous retrouvons notre hôte pour continuer en bateau jusqu'à la pension Te Miti (bungalows tout confort, eparpillés dans un jardin entre la jungle et la plage, le rêve!).
La route s'arrète à Teahupoo. Nous retrouvons notre hôte pour continuer en bateau jusqu'à la pension Te Miti (bungalows tout confort, eparpillés dans un jardin entre la jungle et la plage, le rêve!).
Romain se jette à l'eau pour une session surf sur la vague mythique. C'est ici qu'a lieu une fois par an la compétition Bilabong Pro Teahupoo qui réunie les meilleurs surfeurs du monde. Pour info, ce spot figure parmi les plus dangereux du monde, le fond corallien étant à quelques dizaines de centimètres de la surface. Même si la vague n'était pas énorme ce jour là, Romain nous a quand meme fait rêver. Nous, on n'a pas osé mettre un orteil dans l'eau...
Le propriétaire de l'hôtel nous fait visiter la côte à pied, en bateau et à la nage. Nous avons découvert des grottes, des trous d'eau, des cascades, des Jacuzzis naturels et des falaises à pic enfouis dans la jungle.
Boue-Fleur, le troll tahitien, un poil sauvage, mais pas méchant
Nous avons profité de nos derniers jours à Papeete pour surfer (enfin, essayer encore), aller au marché coloré,
et nettoyer les coquillages cueillis à Tahiti-Iti.
dimanche 8 mars 2015
Terminus : Auckland
Avant notre dernier arrêt à Auckland, nous avons pris quelques jours de vacances sur les plages du nord. Balançoire géante, surf et châteaux de sable nous ont bien occupés...
Nous avons quand même visité les classiques de la région, comme les impressionnants rochers taillés par la mer à Cathedral Cove ...
... et les bains publiques de Hot Water beach (à marée basse, il suffit de creuser un trou dans le sable pour que les sources d'eau chaude volcanique le transforment naturellement en jacuzzi, à 65°C!).
Nous avons ensuite pris l'autoroute d'Auckland (enfin, une vraie autoroute !!!!).
Malgré sa mauvaise réputation auprès des voyageurs, nous avons trouvé la ville plutôt agréable. Les quartiers sympas sont un peu éparpillés, mais avec de bonnes jambes, on peut tout visiter à pied.
La Volvo Ocean Race fait escale dans le port récemment réaménagé pour les familles bobos (aires de jeux trop mignonnes, cahutes ambulantes bio, expos d'art dans les anciens silos et restos branchés). Les bateaux de la compétition (tout en carbone, plus légers que 3 rhinocéros) sont exposés pendant 2 semaines.
Juliette bulle au musée d'art contemporain
L'Auckland Art Festival était en préparation (dommage!)
Dernière soirée Néo-zélandaise ... Instant émotion après 5 mois passés ici.
Nous voilà fin prêts à affronter nos milliards d'heures de vol et à lézarder sur les plages paradisiaques de Tahiti !
jeudi 26 février 2015
Les sources miraculeuses
"George, accélérez je vous en prie ! Nous sommes encore loin et la nuit commence à tomber", s'impatienta Jackie. "C'est encore votre peur du noir qui vous tourmente, ma chère Jackie. Cette nouvelle Peugeot 54 ne vaut pas nos bonnes vielles anglaises. Le ministère ne nous a pas gâté cette fois..."
La route sinueuse qui menait à Rotorua semblait interminable. Après 60 jours de bateau depuis le Royaume d’Angleterre, la mission confiée aux deux scientifiques par la couronne s'annonçait éreintante. L'analyse des sources volcaniques de la région demanderait un temps fou, d'autant que l'objectif officieux de confirmer la présence d'une eau thermale miraculeuse serait délicat...
La silhouette de l'hôtel Royal se détacha enfin dans la pénombre. Mais ce qui frappa en premier lieu les visiteurs, fut l'odeur nauséabonde caractéristique d'une forte activité géothermique. En camouflant son nez sous un mouchoir brodé, Jacky s'écria, "J'avais sous-estimé le flux odorant. Les sources doivent êtres encore plus nombreuses que d'après mon étude préliminaire. Quelle odeur affreuse !". "Décidément chère Jackie, vous avez toujours un pet de travers !".
Le valet s'empressa de monter leurs bagages dans leurs chambres, ne manquant pas au passage de briser quelques unes des fioles d'analyses chimiques. "On nous simplifie déjà le travail", s'exclama George, amusé.
Le lendemain, après un copieux petit déjeuner, une promenade de reconnaissance sur la colline dominant le village et le lac leur permit d'évaluer le nombre de sources géothermiques. Selon le vieil adage, il n'y a pas de fumerolle sans source !
Plus tard dans la journée, leur guide Maori leur fit découvrir les mares de boue bouillonnantes au cœur du village. L'odeur ne semblait pas être un problème pour les habitants, qui se trempaient allègrement dans ces flaques chaudes.
La collecte d'échantillons se poursuivie jusqu'à Wai-o-tapu. Cet ensemble sidérant de couleurs et de parfums putrides était parfait pour leurs travaux. Il établirent sur place un centre de recherches avancé, où ils firent livrer le reste du matériel. La conduite du PET (Programme d'Echantillonnage Thermique) s'annonçait finalement prometteuse.
En plus du geyser Lady Knox qui jaillit à heure fixe tous les jours, ils découvrirent des cratères jaunes de souffre,
la sulfureuse "palette de l'artiste" pleine d'antimoine,
l'oxyde de fer et la silice de la "piscine de champagne",
et le terrifiant lac d'arsenic !
Ils remplirent ainsi des centaines de fioles multicolores, puantes et pétillantes. Cependant, aucune des analyses ne semblait aboutir à la formule de l'eau miraculeuse. Ces éléments ne possédaient aucune vertu soignante, bien au contraire, ils se révélaient parfois dangereux comme en témoignait la barbe cramoisie de George.
Couvert de boue, il s'impatienta, "Ces recherches s'enlisent, nous sommes dans une impasse."
"Je sais bien mon bon ami. Mais nous ne pouvons pas décevoir la reine encore une fois. L'échec cuisant de la recherche du Kiwi volant nous a déjà assez discrédités."
"Que suggérez-vous alors ? Mettre en flacon cette boue puante et inviter nos chics amis Anglais à se badigeonner avec ?!" ironisa George.
Un sourire malicieux illumina le visage de Jackie, "Je crois que nous tenons là notre idée salvatrice, mon cher ami..."
C'est ainsi qu'en octobre 1908, la "Bath House", le centre de soin à la boue miraculeuse ouvrait ses portes à ses premiers patients, rendant riches George et Jackie les scientifiques filous.
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